Je viens de finir la Mécanique du coeur, roman de Mathias Malzieu, le chanteur de DIonisos, et je vous le conseil fortement! Il est assez court, facile à lire, et l'histoire, pleine de charme est
rythmée par tout un tas de métaphores poétiques très belles.
"Edimbourg, 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Mi-sorcière mi-chaman, la sage-femme qui aide à l'accouchement parvient à sauver le nourrisson en remplaçant
le cœur défectueux par une horloge. Cette prothèse fonctionne et Jack vivra, à condition d'éviter toute charge émotionnelle : pas de colère donc, et surtout, surtout, pas d'état amoureux. Mais le
regard de braise d'une petite chanteuse de rue mettra le cœur de fortune de notre héros à rude épreuve prêt à toit pour la retrouver, Jack se lance tel Don Quichotte dans une quête amoureuse qui
le mènera des lochs écossais jusqu'aux arcades de Grenade et lui fera connaître les délices de l'amour comme sa cruauté. Conte désuéto-moderne mâtiné de western-spaghetti, La Mécanique du Cœur
vibre d'une rugueuse force poétique où l'humour est toujours présent. Mathias Malzieu soumet aux grands enfants que nous sommes une réflexion très. personnelle sur la passion amoureuse et le
rejet de la différence, donnant naissance à un petit frère de Pinocchio qui aurait fait un tour chez les Freaks de Todd Browning. "
Et pour prolonger le plaisir, allez écoute l'album des Dionisos du même nom que le livre. Vous y trouverez une Miss Accacia prendre vie dans la superbe voix de Olivia Ruiz, et un petit Jack
émouvant empruntant la voix de son créateur, qui prend des allures de conteur envoutant.
Salut à tous!
Voilà encore un petit texte. Celui là, c'est un pirate, un clandestin déguisé en homme d'affaires. Mais c'est pas le seul en même temps. Je vous laisse découvrir.
Il ne restait qu’une toute petite étincelle, mais je m’appliquais à souffler dessus tous les jours pour ne
pas qu’elle s’éteigne. Je devais être un peu pyromane. Mais un jour, un nouvel incendie s’est déclaré. Il était tellement beau, que la petite flamme paraissait ridicule à côté. Alors j’ai décidé
d’arrêter de souffler dessus, et de la laisser s’éteindre toute seule. Mais elle était tenace cette étincelle, elle refusait de mourir.
Un jour, pourtant, j’ai cru qu’elle allait s’éteindre, mais
tu as soufflé dessus avec des crêpes et une nuit d’amour. C’était beau comme un adieu. Ce jour là, j’ai décidé que cette étincelle était comme ces étoiles qui continuent d’éclairer alors qu’elles
sont déjà mortes.
Et comme les incendies sont des jaloux de nature, j’ai
soigneusement bâti une bulle de titane tout autour de la flammèche rebelle. Une bulle avec une toute petite porte. Comme ça je pourrais l’oublier, et elle mourra à son rythme. Et un jour, dans
longtemps, j’ouvrirais la porte, et verrais un grand espace vide. Je pourrais alors détruire la bulle, et construire autre chose à la place.
En attendant, j’ai contemplé le bel incendie. Je l’ai arrosé
de larmes et de rires qui ont totalement recouvert la bulle. L’incendie a commencé à décroître doucement, pour se muer au fil des ans en une belle petite flamme qui brûler raisonnablement mais
fièrement. C’est normal, me disent les spécialistes en feu, et les non-spécialistes qui aiment bien donner leur avis sur tout. Mais moi, je n’aime pas les choses normales. Tant pis, je la
garde cette flamme, et j’en prends bien soin. Un petit feu vaut mieux que pas de feu du tout. Et puis je m’y suis attachée, moi à cette flambée.
Sauf qu’un jour, tu as soufflé sans le savoir sur la petite
porte de la bulle oubliée, et elle s’est brisée en milles étoiles dorées qui se sont fixées dans le ciel. La petite braise qui avait été enfermée si longtemps s’est nourri de ce coup de vent, et
a grandit d’un coup, me brûlant au passage. Je l’ai gardée cachée sous la bulle pour ne pas rendre jaloux l’incendie, mais je n’ai pas pu m’empêcher de les regarder tous les deux, et de constater
qu’ils sont presque de la même taille. L’un est orange et solide, et brûle tranquillement au fils des années, l’autre est bleue et toute neuve, et brûle très fort, avec la puissance des
souvenirs.
La flamme ressuscitée reste cachée sous la bulle, bonheur interdit qui m’est imposé malgré moi. La
plupart du temps, je continue de suivre ma décision de départ : l’ignorer et attendre qu’elle s’éteigne. Mais je n’ai pas eu la force de reconstruire la porte, parce c’est plus fort que moi,
j’adore les incendies. Parfois, la nuit, en cachette, je me surprends à souffler dessus avec mon subconscient. Je sais que ce n’est pas raisonnable,
mais c’est tellement grisant.
Et quand ça arrive, je ne peux m’empêcher de formuler une
prière muette pour que tu apprennes que notre incendie s’est réveillé, et que tu en sois troublé. Et à chaque fois je me rapproche un petit peu plus de cet instant, à pas de fourmie écloppée, le
souhaitant et le redoutant en même temps.
Je sais, je sais, je ne suis pas
très présente en ce moment. Il faut dire que j'ai une petite vie bien occupée. Mais je
vous épargne les détails!
Après une attente prolongée et un plan marketing qui nous a tenus en halène pendant un an, voilà que le dernier Opus de nos chers Sims est disponible dans le commerce. J'ai donc voulu tester ce
jeu qui paraissait prometteur.
Et… je retourne de ce pas sur mes
Sims 2 !
Pourtant, les temps de chargement
m’exaspéraient au plus au point…
Pourtant je rêvais d’un espace
ouvert et plus communautaire pour mes avatars…
Pourtant j’avais envie de
nouveauté dans le design comme dans le « game play »…
Mais les terrains communautaires
dans lesquels on ne peut pas entrer, c’est triste…
Mais le design est pas génial et
les créations de fans que l’on trouve sur le net pour les Sims 2 sont bien meilleurs…
Mais les possibilités sont très
loin d’égaler celles des Sims 2 au jour d’aujourd’hui. Pour cela il faudra revenir dans une dizaine d’extensions…
Donc voilà, me revoilà sur mes
Sims 2, plus accro que jamais depuis que j’ai testé les Sims 3.
(Pas taper, ce n’est que mon avis,
vous avez tout à fait le droit de penser autrement, les commentaires sont faites pour ça !)
Mirage, c'est une short story un peu plus longue que les autres. Je pense qu'il y
aura entre 3 et 6 chapitres. On va dire que c'est une sorte de nouvelle.
Ca ne veut pas dire que j'arrête Bruler les ailes, mais j'ai besoin de faire une pause dans l'écriture de cette histoire.
En attendant, voici donc le premier chapitre de Mirage:
Chapitre 1 une rencontre inattendue
Le métro arriva sur le quai et je fus bousculée par la horde de gens qui s’agitaient pour
tenter d’y enter ou d’en sortir. Prise par l’élan de la foule, je réussi à entrer, et me tortillais pour ranger mon roman. Avec une heure de métro matins et soirs, je ne sortais jamais de chez
moi sans un bon livre pour passer le temps, mais aujourd’hui c’était peine perdue. J’inspirai profondément pour ne pas angoisser. Je n’aimais pas la foule.
Quand je relevais la tête, je le vis. Mon cœur bondit dans ma poitrine et je me forçais à ne
pas mettre trop de mon émerveillement dans le sourire de salutation que je lui adressais. Lui, tel un mirage, me reconnu et me sourit à son tour. Je reçu alors de plein fouet le retour de flamme
de malaise qui accompagnait toujours la joie d’apercevoir ce visage familier. Je détournais le regard un instant, juste une seconde, puis replongeais dans ce regard
enchanteur.
Je m’y abandonnais, pour une fois totalement, désinhibée par le fait que ni lui ni moi ne
pouvaient avancer ou reculer. Et il ne détourna pas le regard, répondant au baiser tendre et sauvage de mes yeux.
A une station, un grand nombre de personnes sortirent du métro, nous entraînant tous deux en
dehors. Le métro reparti, avant que nous puissions y entrer de nouveau, et nous nous retrouvâmes seuls sur le quai.
Le silence s’éternisait mais je n’osais rien dire, de peur que même un simple bonjour ne gâche
cet instant. Soudain, un éclair de malice éclaira son regard. Il saisi mon poignet et se mit à courir. Prise au dépourvu, je le suivi sans réfléchir. Nous volions presque, et je riais de bon
cœur, lui riait aussi en m’entraînant toujours plus loin en avant. Au bout de quelques minutes, il ralenti et prit une allure normale. Je le regardais et murmurais son
nom « Martin… ». Il me sourit et je dis dit :
« Ca fait longtemps hein ? »
Oui ça faisait longtemps, quatre ans. Et pourtant j’avais l’impression que c’était hier.
Soudain, un éclair de lucidité me ramena à la réalité et je regardais ma montre. J’allais être en retard au boulot. Je le regardais dans les yeux, cherchant en vain une excuse pour
rester. Il me coupa au moment ou j’allais parler :
« Reste ! Ne va pas travailler aujourd’hui. A quoi bon passer sa vie entière à suivre
les règles. » Je ne pus résister à la tentation. Cette phrase était tellement typique de ce qu’il était resté dans mes meilleurs souvenirs. J’appelai sur le champ mon patron, me faisant
passer pour malade. Martin salua mes talents de comédienne en riant, et fit de même.
Nous passâmes tout le reste de la matinée à évoquer des souvenirs, et à raconter ce qui c’était
passé dans nos vie en quatre ans tout en nous promenant. Souvent, je pensais « allez courage, dis lui ce que tu ressens ». Mais mes lèvres restaient désespérément closes, figées
par la peur d’être rejetée provenant d’une vielle cicatrice pourtant refermée depuis longtemps. Je regardais sa main et rêvais de la saisir délicatement. Avec ça il n’y aurait pas besoin de mots,
il comprendrait. Mais de ça non plus je n’étais pas capable. Au loin on entendit un clocher sonner les douze coups de midi. Le temps était passé tellement vite, et je n’avais nul envie de
partir.
« Ah déjà midi ! Ca te dirait de venir manger chez ma mère ?
dit-il.
Nous nous empruntâmes donc côte à côte ce chemin si familier, tandis que mon cœur faisait des
petits bonds de joie. C’était tellement bon de revivre ces instants, et en même temps j’avais peur de dire ou faire quelque chose qui briserait la magie. Je mesurais me mots et mes actes comme en
présence d’un petit animal apeuré.
Quand nous arrivâmes, je n’eus nul besoin d’être guidée pour me diriger en direction du bon
immeuble. Je me souvenais même du numéro de l’étage. Sa mère nous ouvrit, et je me dissimulai derrière la haute silhouette de Martin, mal à l’aise de m’imposer ainsi. Il entra en premier, salua
sa mère et annonça ma présence. Son visage exprima tour à tour perplexité, surprise et plaisir. De mon côté, je restais figée et muette. J’avais toujours été assez timide, et ça me jouait
souvent des tours à l’improviste. Mais elle eut vite fait de me mettre à l’aise en m’invitant à rester manger d’elle-même.
« Installez-vous, je m’occupe de tout !
Je m’installais à coté de lui sur le canapé en cuir. Rien n’avait changé, l’appartement, sa
mère, lui. J’avais l’impression de me retrouver 4 ans en arrière, juste avant que tout change. Nous échangeâmes quelques bavardages futiles, je me sentais infiniment bien, et je crois qu’il
ressentait exactement la même chose.
Sa mère arriva avec un plat fumant de spaghetti à la bolognaise, et nous invita à s’installer à
table. Tout en mangeant, je racontais de nouveau les quatre ans qui s’étaient écoulés, et écoutais d’une oreille attentive les commentaires que mère et fils exprimaient, avide de connaître, de
savoir, pour réapprendre à les connaître. Le repas était achevé et les questions ne tarissaient pas, d’un côté comme de l’autre. Puis sa mère se leva, et nous indiqua qu’elle devait retourner
travailler.
"Martin tu as les clés, ferme la porte quand vous partez.
Encore un petit texte écrit pendant un instant d'inspiration:
Ce matin là, il pleuvait. J’avais pris soin de fermer ma conscience à double tour dès l’instant où j’avais
saisi la poigné de ma porte, et m’étais plongée encore plus profondément que d’ordinaire dans l’abîme envoûtant de mon subconscient, laissant mes pas me conduire machinalement vers l’inévitable
monstre d’acier qui me permettait de subsister. Dans le métro, je m’accordais une seconde de lucidité, juste le temps de vérifier que je me trouvais sur la bonne ligne, et retournais aussitôt à
ma douce léthargie en apercevant tous ces gens agglutiné les uns aux autres. Mon inconscient accueilli mon retour par une vague de bien-être diffusée dans tout mon corps, et je ne pu réprimer un
sourire. Le malheureux situé en face de moi s’agita nerveusement, et je me hâtai de reformer le masque d’indifférence.
Peu de temps après, les haut-parleurs crachotèrent le non de ma
station, et je sorti à grands pas en direction de la sortie. Le froid et la pluie me firent l’effet d’une gifle, je les avais presque oubliés. Je franchi la distance qui me restais à la hâte, et
pénétrai dans le grand hall, pour une fois, dans un soupir de soulagement.
Il n’est pas si mauvais que ça finalement le cinéma français. Si, si je vous assure ! Il y a quelques
jours, j’étais invitée à l’avant première du film Coco avant Chanel. Devant moi, 5 rangées de sièges réservés au VIP, occupés par des gens tous aussi snob les uns que les autres, et tout devant,
debout face à nous, 3 personnes :
La réalisatrice Anne Fontaine, très pro, nous récitait une argumentation solide sur son film, le producteur
regardait et souriait. Et au milieu d’eux, un petit bout de femme, les cheveux coupées courts en bataille, habillée d’un vieux jean informe et d’un tee-shirt blanc tout ce qu’il y a de plus banal
gigotait en regardant ses pieds. C’était la première fois que je voyais Audrey Tautou « en vrai », et j’ai été fascinée par sa simplicité. Quand le présentateur lui posait une question, elle
rougissait et ne savait pas qui répondre, et quand il posait une question à quelqu’un d’autre elle coupait la parole pour parler de choses sans aucun rapport. Ca m’a fait beaucoup rire. Quand au
film lui-même, il m’a beaucoup plu.
Le contraste entre Audrey Tautou timide et simple présente devant nous ce soir là, et le personnage de
Gabrielle Chanel bourré de charme et de caractère était frappant. Cette fille est vraiment une bonne actrice. Benoît Poelvoorde faisait un Etienne Balsan à la fois drôle et agaçant, et Alessandro
Nivola, un Boy Capel vraiment très sensuel, surtout avec son accent britannique à couper le souffle.
Le film sort ce mercredi 22 avril, et il est à voir, pas seulement par les passionnés de mode, mais aussi par
tout ceux qui ont aimé l’esprit du film La Mome, ainsi que ceux qui aiment les biographies.
Allez, juste pour le plaisir, voici la bande annonce du film :
Il fait beau, les oiseaux chantent et les musées français sont désormais gratuits pour les jeunes de moins de
26 ans! Je sens que les prochains weekends vont être sous le signe de la culture. Bon, j'admets que jusqu'à présent les tarifs d'entrée était bien souvent symbolique, mais j'aime beaucoup le
principe de la gratuité! En espérant que la qualité des expositions ne s'en fera pas ressentir... A quand le même principe dans toute l'Europe?
Je suis de retour parmis vous avecdeux nouveauté: j'ai découvert le principe des images libres de droit (non soumises au droit d'auteur) donc je vais pouvoir
m'amuser à illustrer un peu plus ce blog,et j'ai décidé d'ouvrir une nouvelle catégorie: celle
des petites histoires sans queue ni tête qui envahissent très souvent mon esprit et que j'écris simplement pour m'en libérer. En voilà une.
Il y a tellement longtemps que je suis partiequeje pensais avoir oublié ton visage, et pourtant il m’est apparu en rêve avec une force et un réalisme troublant, ravivant la flamme du souvenir. Je me rappelle à présent à quel point je t’ai aimé. Plus que de raison, mais
l’imprudence était tellement délicieuse. Je me souviens nettement l’effet que tu me procurais. Celui d’une
drogue. Et jeme surprends à désirer retrouver cette émotion si intense. Ces petits yeux verts, ces lèvres douces et
attirantes, et ses grands bras protecteur hantent
désormais mes rêves. Et quand je me réveille aux cotés de celui que j’ai
choisi, la culpabilité ne parviens pas à écraser cette braise qui continue de me consumer.
Nul regret ne vient tacher ce joli songe, car dans mon cœur, la place est assez grande pour que
cohabitent celui que j’ai choisi et celui que je ne veux pas oublier. Et si subsiste en moi la sensation qu’une porte est restée entrouverte, que l’aventure a gardé ungoût d’inachevé,c’est tremblante et timidement que je laisse fleurir dans un recoin de mon esprit l’idée que la suite sera un jour écrite.
Parce que je m'attriste bien trop souvent d'entendre "il a l'air super bien, mais j'ai pas envie de lire", ou
encore "un livre par an me suffit "(mais non Adeline, je ne te vise pas...trop lol!). Je vais vous donner les bonnes raisons de lire régulièrement des livres.
1. On améliore sans effort sa grammaire, son orthographe et son vocabulaire
2. On s'ouvre l'esprit (et ça fait un bien fou!)
3. On se cultive sur pleins de sujets différents (et c'est la classe vis-àvis des autres)
4. On prend un plaisir intense à se glisser dans une histoire, et on s'y attache au point de ne plus vouloir que ça se termine.
5. On évite certains moments d'ennui profond de la vie de tous les jours: l'attente dans les transports en commun, dans la salle d'attente du médecin.
6. On développe son imagination (parce qu'on ne peut s'empècher d'immaginer l'apparence des choses)
Voilà, en espérant avoir convaincu certains d'entre vous qui ne l'étaient pas encore, je vous souhaite une bonne journée!
Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui j'ai ressorti mes vieux dessins, et me suis laissée allée à la
nostalgie de l'époque où j'avais le temps, de dessiner. Voici donc le seul rescapé de ma tentative desespérée de scanner mes dessin afin de les partager avec vous... J'espère bien réussir à
sauver les autres pour pouvoir nous les montrer, mais je n'y crois pas trop, le résultat scanné est vraiment de mauvaise qualité .